Le monde d'aujourd'hui est hyper connecté. On a énormément d'applications et de canaux pour communiquer, bien plus qu'avant. Et malgré tout, ça reste assez nouveau. On est encore en train d'en comprendre les effets.
Je pense que ce n'est pas facile, surtout quand on est jeune, d'assimiler tout ça. Moi, j'ai vu naître les applications, les réseaux sociaux. J'ai appris à les utiliser en même temps que tout le monde, sans mode d'emploi. Ma génération a découvert à la fois les côtés très positifs de cette communication de masse, mais aussi les côtés négatifs : le jugement, la critique, le harcèlement, l'utilisation des données. On ne mesurait pas tout ça au départ.
On communique plus, mais pas tant que ça
Même avec tous ces outils, communiquer n'est pas si simple. À moins d'être très extraverti, on peut vite avoir peur d'être jugé ou mal interprété. Il y a un vrai paradoxe : on communique plus, mais pas tant que ça au vu de toutes les ressources qu'on a.
La nouvelle génération, elle, a grandi avec plus de prévention : les dangers d'internet, les personnes mal intentionnées, l'importance de faire attention à ce qu'on partage. Nous, on a souvent subi avant de comprendre. Résultat : beaucoup de jeunes sont plus réticents à se montrer en ligne, surtout dans un cadre professionnel. Et en même temps, je comprends totalement cette retenue.
Réseauter autrement, surtout quand on est introverti
Mais j'ai aussi envie de parler aux personnes plus introverties, un peu asociales parfois, qui ont peur de contacter des gens ou d'aller à des événements pro. Parce que même si ces peurs sont légitimes, il existe des façons plus douces de réseauter.
Je pense que ce qui bloque beaucoup de gens dans le réseautage, c'est cette idée de légitimité. On se dit qu'on contactera la personne plus tard, quand on sera « plus crédible ». Mais en réalité, la légitimité vient grâce à l'échange, pas avant. Personne ne te demande d'être expert. Être curieux, c'est déjà suffisant.
Peut-être aussi arrêter d'appeler ça « réseauter ». Le mot met une pression énorme. Dis-toi juste que tu vas échanger avec quelqu'un. Ça change tout dans la posture.
Commence par le digital : LinkedIn, sans pression
Déjà, il n'y a pas que le présentiel, il y a aussi le digital. Et pour beaucoup, c'est plus simple. Être derrière un écran enlève une partie de la pression. Et en ligne, pas besoin de faire des choses énormes.
Par exemple : dès que tu rencontres quelqu'un dans un cadre professionnel, connecte-toi avec cette personne sur LinkedIn. Sur LinkedIn, se connecter, c'est normal. On n'est pas sur Tinder ni sur Instagram. Si on se connecte, on sait que c'est pour le pro. C'est clair, c'est réglo. Au pire, la personne refuse, et pas plus.
Si écrire en privé met trop de pression, commence encore plus doucement : liker, commenter, partager un post avec un petit mot. Ça crée un premier lien sans avoir l'impression de déranger.
Et surtout, quelqu'un qui ne répond pas ne te rejette pas. Il est occupé. Il n'a pas vu le message. On a tendance à tout prendre personnellement, alors que la plupart du temps, ça n'a aucun rapport avec nous.
Fixe-toi des mini-objectifs
Fixe-toi aussi des mini-objectifs. Pas « je dois développer mon réseau professionnel ». Mais par exemple, une nouvelle connexion par semaine. Un message par mois. Petit volume, moins de pression, plus de régularité.
Les grands événements, un bon terrain pour les introvertis
Et si le présentiel te fait peur, commence par des grands événements plutôt que des petits. En fait, les grands événements, comme les salons ou les conférences, peuvent être un très bon compromis pour les introvertis. Il y a tellement de monde qu'on n'a pas à être mémorable ou à forcer des interactions. On peut assister à plein de conférences, observer, découvrir des choses, et souvent, ce sont les autres qui viennent vers toi. Les échanges qu'on a dans ces contextes sont nombreux, souvent rapides, donc ce n'est pas lourd à gérer, et ça permet de réseauter un peu sans pression.
Le réseau, c'est planter des graines
Enfin, peut-être arrêter de se dire qu'il faut « apporter de la valeur » tout de suite. Quand on débute, c'est paralysant. Ta valeur peut être ton regard neuf, ta curiosité, ton énergie. Le réseau, ce n'est pas un coup stratégique immédiat. C'est planter des graines. Certaines connexions ne servent à rien pendant 2 ans, puis un jour, si.
Au final, ce qu'il faut garder en tête, c'est qu'il n'y a pas de méthode magique et que ce n'est pas un concours. Le réseau, ce n'est pas quelque chose qu'on force. C'est plutôt un exercice qui se fait naturellement, petit à petit, en restant curieux et ouvert aux rencontres. Chacun le fait à sa manière et à son rythme.
Et si tu veux te lancer en douceur, commence justement par un grand rendez-vous où tu peux observer sans pression : l'agenda des événements professionnels à Montpellier est un bon point de départ pour trouver un salon ou une conférence près de chez toi.

